Philippe Forcioli – Vincent Van Gogh

Publié: 24 février 2012 dans Chanson, Forcioli Philippe
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« Qu’est que dessiner ? Comment y arrive-t-on ? C’est l’action de se frayer un passage à travers un mur de fer invisible, qui semble se trouver entre ce que l’on sent, et ce que l’on peut. Comment doit-on traverser ce mur, car il ne sert à rien d’y frapper fort ? On doit miner ce mur et le traverser à la lime, lentement et avec patience… Somme toute je veux arriver au point où l’on dise de mon oeuvre: cet homme sent profondément,  cet homme sent délicatement. « 

Lettre de Vincent à Théo, Le 7 janvier 1882

Vincent van Gogh à l'âge de 13 ans (1866)

Le « fou »,  le doux Vincent

Aujourd’hui, je vous propose d’écouter une chanson qui n’est pas une chanson ayant subi la marque du temps. Inutile de la chercher dans vos souvenirs, je ne crois pas que beaucoup d’entre vous, l’avez déjà entendue. Mais cette très belle chanson est tout de même une exceptionnelle « chanson de mémoire » à cause de son sujet, de son propos. Une chanson  qui met en scène, le doux Vincent Van Gogh, le célébrissime peintre postimpressionniste, cet artiste non reconnu et incompris de son vivant, qui allait devenir l’un des grands peintres du XIXème siècle. Son style très coloré a une vitalité et une tension tout à fait particulière qui n’ont pas fini de marquer les esprits.

Un feu soleil dans la poitrine

Cette chanson sur la difficulté d’être de Van Gogh a été écrite par l’auteur-interprète et chansonnier français Philippe Forcioli.

Si vous ne connaissez pas la voix douce et presque fragile de Philippe Forcioli, je souligne tout simplement qu’il est né à Oran (Algérie) en  1953 d’un père corse et qu’il vit en Provence et chante depuis 1977. Et comme l’a souligné Michel Kemper dans un très beau texte dont j’ai malheureusement perdu la référence exacte, Philippe Forcioli possède « …une voix douce, onctueuse qui, parfois, sait se faire colère, gronder. Un peu comme la nature qui est ici, derrière chaque mot. Nature au sens des éléments, du naturel, de la simplicité, de l’épure des propos, de leur légèreté même s’ils sont lourds de sens, s’ils pèsent de leur responsabilité. Il y a rare fluidité dans ces sillons-là, bruissant de mots et d’idées, de doux sentiments, de craintes aussi ; des sillons qui ne flattent pas l’oreille, mais la tapissent d’un vrai bonheur. Et le mystère effleure… » (1)

Vincent Van Gogh par Philippe Forcioli (1992) / Montage Vidéo: Pierre Lavallée

Pour voir cette video en mode « Plein écran » cliquez ici

Vincent Van Gogh (paroles et musique de Philippe Forcioli)

Album – « Célébration de l’oiseau »

Qui croit, qui crée,
Qui craque et crève
Sur la toile en feu
De ses rèves

Qui crie, qui craint
Qui croute peu
C’est Vincent
Le miséreux

Qui souffre un gouffre
Et peint son sang
Bouffé par les
Anthropophages

Qui sue le souffre
Et chie l’encent
C’est le malheureux
Vincent

Qui peste et pue
Le lourd malheur
Qui c’est le rouquin
Qu’a jamais l’heure ?

Et qui fait peur
Aux femmes enfants
C’est monsieur
Le pasteur Vincent

Qui hurle à mort
Le vide encore
Sur le vieil or
Sa misère

Qui touche au ciel
Avec du blanc
C’est le fou
Le doux Vincent

Qui qu’a
La corrida
Des rues
Une oreille
Il a perdue

Et qui qu’a parlé
Aux corbeaux
Comme François
Poverello

Et qui nous crache
À la figure
Tous nos mensonges
Et la détresse

Et qui qu’a subi
La torture
Pour que vérité
Paraisse

Qui qu’à jamais pu
S’en sortir
Et qui appelle
De l’arc-en-ciel

Qui qu’est un signe
Pour les paumés
Qui qu’est un saint
Pour les damnés

Qui qu’en a vu
De toutes les couleurs
Un feu soleil
Dans la poitrine

Qui touche au ciel
Avec du blanc
C’est le fou
Le doux Vincent


Vincent, on parle de toi si souvent…

Grâce à Melocoton – toujours aussi prodigue en chansons – je viens de découvrir un excellent groupe vocal français, Les Octaves, qui a consacré tout un album CD au peintre Vincent Van Gogh. Ce groupe créé à Troyes en 1966, présente des spectacles de chansons françaises, comme auteurs-compositeurs ou comme interprètes. Cet album intitulé « T’as beau t’appeler Van Gogh » comprend plusieurs très belles chansons dont l’extraordinaire chanson que je vous propose maintenant d’écouter  (un vrai coup de coeur) et qui s’intitule « La réponse de Vincent« .

Le texte de la chanson a été écrit par l’auteur/interprète Karim Kassel sur une musique de Jean Musy. Merci à Lise et à Yves qui ont déniché ces informations ainsi que les paroles de la chanson.

La réponse de Vincent – Le groupe « Les Octaves »

La réponse à Vincent

Paroles: Karim Kassel /  Musique: Jean Musy

Vincent !
On s’est aimé qu’un seul instant
Mais qu’as-tu fait depuis le temps
Où nous étions… Vincent !

Main dans la main comme des enfants
Quand nous marchions vers nos vingt ans
J’ai attendu mon doux Vincent
La réponse du vent

Vincent !
On parle de toi si souvent
Tu as laissé avec le temps
Comme un regret… Vincent !

L’amour est si fragile
La vie n’est pas facile
J’ai attendu mon doux Vincent
La réponse du vent

Vincent !
Oh ! tu étais si malheureux
Que tu parles avec les yeux
Sur de la toile… Vincent !

Reviens !
Si tu savais qu’en me laissant
J’ai attendu mon doux Vincent
La réponse du vent

Vincent !
Je ne sais plus depuis longtemps
Comment te dire que notre enfant
Nous ressemble… Vincent !

Je ne demande qu’un instant
Que tu te souviennes de ce temps
Où j’ai attendu mon doux Vincent
La réponse du vent

Je ne demande qu’un instant
Que tu te souviennes de ce temps
Où j’ai attendu mon doux Vincent
La réponse du vent !


J’étais assis dans ce jardin et je ne voyais pas le soleil ;
mais l’air brillait de lumière diffuse
comme si l’azur du ciel devenait liquide et pleuvait.
Oui vraiment, il y avait des ondes,
des remous de lumière ;
sur la mousse des étincelles comme des gouttes ;
oui vraiment, dans cette grande allée on eût dit
qu’il coulait de la lumière,
et des écumes dorées restaient au bout des branches
parmi ce ruissellement de rayons.(2)

(1) cité sur le site WEB de par Philippe Forcioli 

(2) André Gide, Les Nourritures terrestres, p.30

Autres chansons à écouter sur le site « J’ai la mémoire qui chante »


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commentaires
  1. Dominique B. dit :

    Merci pour cet article. J’ai tous les CD de Philippe et ai la chance de le connaître personnellement pour avoir participé à plusieurs marches « A pied sous le ciel » avec lui. Si quelqu’un est curieux:

    http://sitephilippeforcioli.free.fr/apiedsousleciel.htm

    • Je suis un inconditionnel des chansons de Philippe Forcioli depuis quelques années déjà et j’ai beaucoup d’admiration pour son oeuvre. J’ai tardé à le proposer en écoute sur ce blogue simplement parce que l’objet premier du site « J’ai la mémoire qui chante » est de proposer des chansons ayant « marqué leur époque », ce qui évidemment exclut les pièces contemporaines.
      Mais de temps en temps je me suis permis un petit écart devant des chansons qui sont hors du temps comme celles de Philippe Forcioli.

  2. Sans nos médias locaux ( Montpellier ) toujours attentifs à l’actualité des célébrités régionales ( ici Joseph Delteil et Brassens ), je serais certainement passé à côté du discret pèlerin Philippe Forcioli et de son œuvre humaniste d’ espérance.
    Pour compléter cette petite anthologie des chansons consacrées à Van Gogh, je voulais dire deux mot sur celle-ci : « La Folie ».
    Ferré prétendait avoir pleuré devant des toiles de ce peintre qu’il vénérait. Et comme toujours chez Ferré avec les êtres qu’il « vénère », il les capte, il les vampirise même, pour intégrer leur univers au sien ( Villon, Baudelaire, etc…). C’est le cas pour Van Gogh dans cette chanson.
    Après Forcioli, chantre de l’espérance voici donc le chantre de la désespérance :

    http://www.facebook.com/video/video.php?v=63186322269

    ( NB : Contrairement à beaucoup d’autres, l’image de cette vidéo supporte le plein écran.)

  3. partageux dit :

    En voici une à laquelle je n’ai pas songé de prime abord… C’est un poème en occitan de Robert Lafont mis en musique par Jan-Mari Carlotti naguère fondateur de Mont-Jòia un groupe extraordinaire qui a marqué la chanson occitane.

    I a una pena sus Io mond
    vira e crema coma un solèu.

    Une peine sur le monde
    tourne et brûle comme un soleil.

    http://vangoghaventure.com/francais/chanson.htm

  4. Lise dit :

    Je viens de trouver! La musique est de Jean Musy.

    • Merci Lise j’ai mis à jour l’article avec ces informations. Je savais que la réponse « viendrait de vent »…

      • Melocoton dit :

        A l’oreille et à vérifier… :-)

        La réponse à Vincent
        Les Octaves

        Vincent !
        On n’ s’est aimé qu’un seul instant
        Mais qu’as-tu fait depuis le temps
        Où nous étions… Vincent !

        Main dans la main comme des enfants
        Quand nous marchions vers nos vingt ans
        J’ai attendu mon doux Vincent
        La réponse du vent

        Vincent !
        On parle de toi si souvent
        Tu as laissé avec le temps
        Comme un regret… Vincent !

        L’amour est si fragile
        La vie n’est pas facile
        J’ai attendu mon doux Vincent
        La réponse du vent

        Vincent !
        Oh ! tu étais si malheureux
        Que tu parles avec les cieux
        Sur de la toile… Vincent !

        Reviens !
        Si tu savais qu’en me laissant
        J’ai attendu mon doux Vincent
        La réponse du vent

        Vincent !
        Je ne sais plus depuis longtemps
        Comment te dire que notre enfant
        Nous ressemble… Vincent !

        Je ne demande qu’un instant
        Que tu te souviennes de ce temps
        Où J’ai attendu mon doux Vincent
        La réponse du vent

        Je ne demande qu’un instant
        Que tu te souviennes de ce temps
        Où J’ai attendu mon doux Vincent
        La réponse du vent

        • Merci Yves et, pour l’avoir fait à de nombreuses reprises, je sais que ce n’est pas un exercice qui est toujours facile !
          Je me suis permis de faire une correction au cinquième couplet « que tu parles avec les yeux » plutôt qu’avec « les cieux » et je demeure perplexe sur les mots exacts de la première ligne du même couplet. Personnellement j’entends « on te dit malheureux.. » mais je ne peux l’affirmer.

          Mais quelle belle chanson et quel texte inspiré… je dois l’avoir écouté au moins une quinzaine de fois et j’en suis encore bouleversé !

  5. Lise dit :

    Suite à votre demande, je crois que l’Algérien Karim Kacel est l’auteur de la chanson  »La réponse à Vincent » mais j’ignore pour la musique.

  6. Puisque personne ne l’a encore fait, j’ajoute à la liste des commissions :

    — « Le regard de Vincent » de Romain Didier http://www.deezer.com/fr/music/track/228526

    — « Les tournesols » de Jean Ferrat http://www.deezer.com/en/music/track/2554462

  7. Olivier dit :

    Je découvre le site en même temps que cette sublime chanson !
    Ah mon coeur, il y a tant de battements à vivre…

    • Merci, Olivier, d’avoir pris le temps de nous laisser ce petit mot.. Il faut dire que ce site publie habituellement des chansons qui ont laissé leur marque dans nos mémoire collectives et qui ont subi l’épreuve du temps.

      Mais de temps à autres, je me permets une petite exception…. un bref moment « d’égarrement » provoqué par la beauté exceptionnelle de chansons inconnues ou presque, mais qui ont l’étoffe de grandes chansons.

      « Van Gogh » de Philippe Forcioli appartient à cette catégorie de chansons.

  8. Je viens de découvrir, grâce à un correspondant Facebook, que Philippe Forcioli a aussi écrit une autre très belle chanson sur un autre grand peintre, Chagall, chanson que je m’empresse de partager avec vous:

    Les amants de Chagall

    J’aime à voir passer
    Dans le ciel, pressés,
    Les nuages
    Qu’ils soient
    Blancs ou gris
    Gros ou tout petits
    Bien sages
    Ils disent le temps
    Levant, le couchant
    L’espace
    Si j’étais oiseau
    J’irais voir en haut
    C’ qui s’ passe

    Et si par bonheur
    Là, de ma hauteur
    Je vise
    Une señorita
    Toute nue sous sa
    Chemise
    Je la hélerai
    Je la hisserai
    Délice
    Pour voguer à deux
    Au radeau des cieux
    Complices

    Nous nous cacherons
    Nous nous coucherons
    Tranquilles
    Dans l’épais duvet
    Un nid creuserai
    Une île
    Nous ferions ainsi
    Le tour des pays
    Du monde
    Tantôt nous pressant
    Tantôt prélassant
    La ronde

    Et tous les violons
    Et leurs sanglots longs
    Sur Terre
    Joueront leur Lulli
    Pour ce bel héli-
    coptère
    Ça fera loucher
    Les coqs des clochers
    Qui geignent
    Pour qu’un rabbin bleu
    Un rapin joyeux
    Nous peignent

    Oh, les amoureux
    Oh, les bienheureux
    Qui semblent
    Sortir du tableau
    Par un trou, là-haut
    Ensemble
    Deux amants tout nus
    Flottant dans les nues
    Mirage
    Ah, la bonne idée
    Ce couple évadé
    Message

    J’aime à voir passer
    Dans le ciel, pressés,
    Les nuages
    Qu’ils soient blancs ou gris
    Gros ou tout petits
    Bien sages
    J’y grimpe souvent
    Au tapis volant
    D’étoiles
    Chagall me sourit
    Et me tend ravi
    Sa toile

  9. Lise dit :

    Ne rien dire…seulement écouter, regarder, sentir, traduire…

    Votre production est géniale, vous ne cessez d’impressionner.

    • Merci Lise pour ce gentil commentaire. J’ai réalisé cette vidéo il y a quelques années sous forme d’un diaporama (Powerpoint) comme je l’avais aussi fait pour d’autres grands peintres dont notamment Odilon Redon, dans un diaporama qui je me permets de mettre en ligne ci-dessous, puisque dans cet article il est aussi question de peinture et non seulement de chanson.

      Odilon Redon (1840-1916) – Peintre symboliste et coloriste de la fin du XIXe siècle

      • Melocoton dit :

        Bonjour Lise,

        c’est vrai que les articles de Pierre sont de vrais petits bijoux et on est toujours impatient de les recevoir !

  10. […] Philippe Forcioli – Vincent Van Gogh « J’ai la mémoire qui chante Imprimere-mailPartagerFacebookRedditDiggStumbleUponDiaspora […]

  11. Melocoton dit :

    Philippe Forcioli est, comme de nombreux artistes ayant choisi la chanson à texte, trop peu connu malgré une discographie qui est loin d’être négligeable. Je crois savoir que deux choses caractérisent l’artiste : sa lutte contre la maladie et sa foi ce qui donne à ses textes qui sont de très haute facture, une certaine intemporalité.

    Mais à mes yeux, le plus beau texte d’hommage à Vincent fût et reste celui écrit par Jacques Prévert.

    Complainte de Vincent

    De… et par… Jacques Prévert :

    http://www.4shared.com/mp3/zlgwKFgO/02-26Complainte_de_Vincent__Ja.html

    À Arles où roule le Rhône
    Dans l’atroce lumière de midi
    Un homme de phosphore et de sang
    Pousse une obsédante plainte
    Comme une femme qui fait son enfant
    Le linge devient rouge
    Et l’homme s’enfuit en hurlant
    Pourchassé par le soleil
    Un soleil d’un jaune strident
    Au bordel tout près du Rhône
    L’homme arrive comme un roi mage
    Avec son absurde présent
    Il a le regard bleu et doux
    Le vrai regard lucide et fou
    De ceux qui donnent tout à la vie
    De ceux qui ne sont pas jaloux
    Et montre à la pauvre enfant
    Son oreille couchée dans le linge
    Et elle pleure sans rien comprendre
    Songeant à de tristes présages
    L’affreux et tendre coquillage
    Où les plaintes de l’amour mort
    Et les voix inhumaines de l’art
    Se mêlent aux murmures de la mer
    Et vont mourir sur le carrelage
    Dans la chambre où l’édredon rouge
    D’un rouge soudain éclatant
    Mélange ce rouge si rouge
    Au sang bien plus rouge encore
    De Vincent à demi mort
    Et sage comme l’image même
    De la misère et de l’amour
    L’enfant nue toute seule sans âge
    Regarde le pauvre Vincent
    Foudroyé par son propre orage
    Qui s’écroule sur le carreau
    Couché dans son plus beau tableau
    Et l’orage s’en va calmé indifférent
    En roulant devant lui ses grands tonneaux de sang
    L’éblouissant orage du génie de Vincent
    Et Vincent reste là dormant rêvant râlant
    Et le soleil au-dessus du bordel
    Comme une orange folle dans un désert sans nom
    Le soleil sur Arles
    En hurlant tourne en rond

  12. Anonyme dit :

    Superbe en plein écran

  13. Oui je sais, il y a une coquille dans ma vidéo, sur le nom de celui qui interprète cette extraordinaire chanson « Vincent Van Gogh ». Vous avez sans doute compris qu’il s’agit bien de Philippe Forcioli et non de Philippe ForcioRi. Toutes mes excuses pour cette impardonnable distraction.

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