Dimey Bernard


"Mettre sa nuit en lumière"

Bernard Dimey – Bernard Georges Lucide Dimey – né le 16 juillet 1931 à Nogent (petit village dans l’est de la France) est un poète, auteur prolifique de chansons et dialoguiste français. Bernard Dimey était un «être démesuré» pour qui écrire c’est  «mettre sa nuit en lumière». Cette belle métaphore de Jean Cocteau, il la reprendra d’ailleurs à son compte dans les poèmes du «Milieu de la nuit».

Sa mère était coiffeuse à domicile, son père ouvrier ciselier. Une revue de Haute-Marne publie ses premiers poèmes alors qu’il n’a que quinze ans. Quelques années plus tard, deux petits recueils de poèmes de Bernard Dimey paraîtront aux éditions Seghers. Il passe ses années de jeunesse à Troyes où il s’adonne à l’écriture, au journalisme et à la peinture sous le pseudonyme de Zelter. Il commence à faire de la radio, puis écrit dans la revue "Esprit". Après avoir enseigné quelques jours dans un collège, il déserte l’Éducation Nationale dans le brouhaha de la récréation

Le roi de la Butte

Bernard Dimey (sans la barbe)

Il s’installe à Paris à l’âge de vingt-cinq ans sur la Butte Montmartre. Il ne la quittera plus. Il devient rapidement l’un des rois du village parmi les artistes de l’époque qui ont, eux aussi, élu domicile à la taverne d’Attilio, sur la place du Tertre. Il y fréquente les bistrots ; il y en avait encore là-bas, pas trop envahis par les touristes. Il y rencontre « les poivrots, les putes, les truands, les artistes ». Et il commence à écrire ses poèmes, les déclamant dans ses repaires. Il propose ses chansons à droite et à gauche. Ses clients seront Yves Montand, Charles Aznavour, Serge Reggiani, Henri Salvador, Patachou, Juliette Gréco, Les Frères Jacques, Mouloudji, Jean-Claude Pascal, Mouloudji, Aznavour, Patachou,Francis Lai. Certains d’entre eux deviennent ses amis et ses interprètes attitrés.

Ses poèmes ont été repris par divers artistes comme Charles Aznavour, Jehan et sa fille Dominique Dimey. Il a également écrit des scénarios et dialogues pour le cinéma. Début des années 80, Jean Claude Annoux, ami et admirateur du Poète, met en scène un spectacle musical consacré à son œuvre, avec le concours du Comédien Serge Sauvion.

Dimey écrit les poèmes du Testament, poèmes en prose, alors qu’il n’a que trente ans. D’autres genres l’attirent : comédie musicale, scénarios de films, pièces de théâtre. « Bruno Coquatrix » le pousse sur la scène de l’Olympia où il conquiert le public, simplement en disant des poèmes.

Le Bestiaire de Paris est sans doute son œuvre la plus ambitieuse et la plus achevée. Cette suite de soixante-six quatrains en alexandrins passe en revue avec nostalgie les images d’Épinal d’un Paris populaire et bohème, pour déboucher sur une vision apocalyptique.

La chute et la renaissance

La vague "yéyé" évince les chansons à texte. Le fisc, que Bernard a toujours beaucoup négligé, lui vide les poches et son compte en banque. Les huissiers font des courants d’air dans sa maison, sa femme le quitte. Il se fait de nouveaux amis sur la péniche de l’Armée du Salut, parmi les clochards. Sa rencontre, avec Yvette Cathiard une artiste peintre (qui fera d’ailleurs quelques fusains de lui ) lui redonne goût à la vie et à l’écriture. Les soirées se passent aux cabarets, trois par soir, où Bernard Dimey s’ouvre et se donne, le cœur éclaté sous les projos de ces petites scènes. Michel Célie passe par là. En 1966, avec son frère Pierre, il crée la maison de disques Déesse. Sept Albums seront produits où Bernard dit ses textes. Quinze ans d’amitié, de repas pantagruéliques, de jouissance du verbe et des voyages en Égypte, au Québec…

Dominique, sa fille, arrive dans sa vie, elle a vingt ans…C’est pour lui un magnifique cadeau qu’il n’attendait pas.

Il obtient le prix Charles Cros avec « Ivrogne et pourquoi pas », qu’il clame comme une profession de foi (il n’a jamais fait de cachette de sa dépendance à l’alcool). Le cinéma lui fait de l’œil, il tourne un peu, impressionne la pellicule. Il produit une série d’émissions de télé et multiplie les galas. On le sait, les poètes ne meurent jamais. Bernard Dimey disparait tout de même le 1er juillet 1981 alors qu’il n’avait pas encore cinquante ans. Bernard Dimey n’est finalement pas mort le 10 mai, comme le dit la chanson de Jacques Debronckart…. Mais, à chaque année, aux alentours du 10 mai, un festival de chansons lui est maintenant consacré dans sa ville natale de Nogent où il a d’ailleurs été inhumé.

Source: Dimey père et fille 

Je vis mon temps comme un roi nègre
Superbement désargenté,
allant de l’élite à la pègre,
sans me plaindre ni me vanter.

B. Dimey

Citation(s) ou anecdote(s)
  • «Quand je serai mort, on dira du bien de moi.»

Bernard Dimey

  • "Quand on n’a que son CUL, mais qu’on a la jeunesse, on a l’île aux Trésors à portée de la main!"

Bernard Dimey

  • "Tout ce que l’on apprend dans le regard des femmes, ni le feu ni le fer n’y pourront jamais rien car l’amour et lui seul survit parmi les flammes."

Bernard Dimey

Chansons de (ou sur) Bernard Dimey à écouter sur le site « J’ai la mémoire qui chante » :

Serge Reggiani – Si tu me payes un verre

Bernard Dimey – Les amants de ma femme

Dominique Dimey – Chanson pour Bernard

Jacques Debronckart – Bernard Dimey


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commentaires
  1. vangeersdaele nicole dit :

    je recherche de lui un poème ,ou citation humour j’ai perdue ma femme ,; même style que l’écriture de ,, ( dernière heure )

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