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Du cinéma à la chanson

Valérie Lagrange – de son vrai nom Danielle Charaudeau – est née à Paris pendant la guerre, au sein d’une famille de commerçants qui tenaient une quincaillerie. Enfant rebelle, peu attirée par le commerce de son père, elle participe en secret à un casting qui lui vaut de décrocher en 1959, à l’age de 17 ans, le premier rôle féminin d’un film que Claude Autant-Lara tourne avec Bourvil, « La Jument Verte ».

C’est d’ailleurs lors du tournage de ce film qu’elle adoptera son pseudonyme. Comme elle le dira elle-même, « ..la plupart des scènes que j’ai tournées dans «La Jument Verte » se passaient dans des granges, alors je devins Valérie Lagrange ».

Valérie Lagrange commence à chanter par hasard, en rencontrant dans une soirée Francis Lai et Pierre Barouh, qui lui écrivent ses premières chansons. Elle connaîtra toutefois son heure de gloire au cours des années 60, après un passage à Bobino et la sortie d’un album vraiment hors du commun – publié sous étiquette Philips – où elle interprètera plusieurs nouveautés dont « Encore un Jour de Notre Amour »,  » Moitié Ange Moitié Bête » et  « La Guerilla » que compose pour elle Serge Gainsbourg et qui sera son premier grand succès.

Un texte de Jean Giraudoux

« La Chanson de Tessa » que nous entendrons aujourd’hui se trouve sur cet album. Valérie Lagrange n’a évidemment pas créé cette chanson puisque la chanson date de 1935 et que Mouloudji l’avait, notamment, interprété en 1954. Mais son interprétation en duo avec la voix grave du comédien Jean-Pierre Kalfon – qui sera longtemps son compagnon – donne à cette chanson écrite sur un texte de Jean Giraudoux, une dimension qu’elle n’avait pas jusqu’alors.  « La chanson de Tessa » est extraite de la pièce « Tessa » adaptée du roman de Margaret Kennedy  « La Nymphe au Cœur Fidèle » par Jean Giraudoux en 1935 et dont l’illustration musicale avait été composée par le musicien Maurice Jaubert.

Écoutons donc, en premier lieu, cette très prenante interprétation de « La Chanson de Tessa » enregistrée par Valérie Lagrange en 1966. Je vous propose ensuite d’entendre successivement – puisque nous avons évoqué cette pièce au passage – la version que Mouloudji a lui-même enregistré de cette même chanson au début des années 50. Et enfin la version que Jacques Douai a enregistré de la même chanson au début des années 60 et que notre ami Yves (voir commentaires ci-dessous) a aimablement rappelé à notre mémoire.

Jean Giraudoux

La Chanson de Tessa – Valerie Lagrange (avec la voix de Jean-Pierre Kalfon) – 1966

Marcel Mouloudji


La chanson de Tesssa – Mouloudji (1954)


95053

Jacques Douai

La chanson de Tesssa – Jacques Douai (1962)



LA CHANSON DE TESSA
Paroles: Jean Giraudoux, Musique: Maurice Jaubert (1935)

Reste ici bas mon coeur fidèle,
Si tu t’en vas la vie est ma peine éternelle
Si tu meurs, les oiseaux se tairont pour toujours.

Si tu es froide, aucun soleil ne brûlera.
Au matin la joie de l’aurore
Ne lavera plus mes yeux.

Tout autour de la tombe
Les rosiers épanouis
Laisseront pendre et flétrir leurs fleurs.
La beauté mourra avec toi
Mon seul amour.

Si je meurs, les oiseaux ne se tairont qu’un jour,
Si je meurs, pour une autre un jour tu m’oublieras.
De nouveau la joie de vivre
Alors lavera tes yeux
Au matin tu verras
La montagne illuminée
Sur ma tombe t’offrir mille fleurs.
La beauté revivra sans moi
Mon seul amour!

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